Lexique
.:: A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - L - M - N - O - P - R - S - T - V - W, X, Y, Z ::.
.:: A ::.
A doigts : une escalade ou un passage qui nécessite de la force dans les doigts.
A-vue : réussir à enchaîner une voie dès le premier essai, sans connaître les difficultés. Cet exercice requiert une bonne lecture du rocher et sert de référence pour le niveau maximum d'un grimpeur.
Acide lactique : la production d'acide lactique lors d'un effort intense rendent les avant-bras durs et tétanisés, on dit qu'on a "les bouteilles".
Adhérence : technique qui utilise la poussée du chausson à plat sur une dalle pour supporter le grimpeur là où il n'y a pas de prises de pieds.
Allonge : une qualité pour aller chercher des prises éloignées, mais aussi un qualificatif pour un grimpeur ou une voie : " une voie d'allonge ", c'est-à-dire où les prises sont éloignées les unes des autres.
Anneau : de sangle ou de corde(lette), indispensable au falaisiste.
Aplat : prise horizontale à prendre avec le plat de la main.
Appui : …du pied ou de la main, l'escalade c'est progresser sur des appuis.
Arête : saillie rocheuse aiguisée formée par l'intersection de deux faces de rocher.
Arquer : c'est remonter les doigts en arc de cercle au- dessus de la prise (généralement une réglette), afin de mieux la tenir. Ce mouvement est utilisé principalement dans des voies difficiles sur des petites prises ou sur pan, lorsque tenir la prise en " tendu " ne suffit plus.
Artificielle (escalade) : en l'absence de prises sur le rocher, la progression du grimpeur est facilitée par des points d'aide artificiels (pitons, spits, coinceurs) utilisés en tire-clous ou pour poser des étriers ou des échelles. L'artif. a un système de cotation qui lui est propre : de A0 à A5 selon la difficulté et l'engagement.
Assurage : techniques qui consistent à assurer le grimpeur dans son ascension avec des points d'ancrage ou des protections mobiles (coinceurs, friends), des dégaines, cordes, baudriers, freins, systèmes d'assurage…
Assureur : personne qui assure le grimpeur.
Auto bloquant : il s'agit d'un nœud particulier utilisé principalement pour sécuriser la descente en rappel. Ce nœud coulisse sur la corde quand on le tient et se bloque automatiquement si on le lâche.
Avaler : reprendre le surplus de corde dans les manœuvres d'assurage.
.:: B ::.
Bac, Baquet : grosse prise d'escalade large et profonde, qui peut être facilement tenue. Les bacs permettent de prendre un point de repos et de délayer afin d'évacuer l'acide lactique des muscles des avant-bras.
Baudrier : ceinture de sécurité portée par le grimpeur et l'assureur au niveau de la taille. Le baudrier permet d'attacher sa corde et d'emporter avec soi tout le matériel d'escalade nécessaire. Sa construction permet de répartir le facteur de choc en cas de chute.
Bi doigt : prise qui ne peut être tenue que par deux doigts
Bloc : escalade sans corde sur des murs ou rochers de faible hauteur. On y réalise des pas d'escalade courts et intenses. Le système de cotation en tient compte, puisqu'il baisse le niveau d'une ou deux lettres. Le site de bloc le plus connu se trouve dans la forêt de Fontainebleau.
Bouteilles (avoir les) : avant-bras durs et tétanisés par l'acide lactique.
Broche : point d'ancrage constitué d'un petit anneau métallique prolongé d'une tige. La tige étant scellée chimiquement dans le rocher. L'anneau permet de fixer les dégaines lors de l'ascension.
But : l'expression "se prendre un but" signifie avoir échoué et être tombé en cours d'ascension.
.:: C ::.
Cachou : nom donné à une prise minuscule pour les doigts ou pour les pieds.
Cafiste : adhérent du CAF, à l'éthique Montagne très affirmée.
Carre (interne ou externe) : bord gauche ou droit du chausson qui détermine un placement du corps en conséquence…
Charger : porter tout son poids sur une prise pour éviter de zipper.
Cheminée : fissure large dans laquelle on peut introduire le corps, et que l'on remonte en utilisant des techniques d'opposition.
Clipper : passer la corde dans le mousqueton pour assurer sa progression.
Coller : on dit que le rocher colle quand il fait suffisamment froid pour que la peau des doigts du grimpeur adhère avec un effort moindre : c'est le bon moment pour réaliser des performances…
Colonne, colonnette (colo) : type de prise verticale que l'on rencontre plus particulièrement dans les dévers calcaires, qui sont le fruit de résurgences.
Coincement, coincer : outre les coinceurs à placer le long de la voie, le grimpeur peut coincer des doigts, des mains, des pieds, voire une jambe pourquoi pas une tête, dans des trous ou fissure prévus à cet effet.
Continu, continuité (conti.) : escalade soutenue, enchaînement de voies (voire en désescaladant) sans véritable repos, qu'il faut gérer grâce au rythme et à la respiration.
Cordée :équipe de deux ou trois grimpeurs réunis par une corde. Au-delà du lien matériel, les grimpeurs fonctionnent en un tandem très unis, réunis par de mêmes objectifs.
Cotation, coter (décoter) : indication de la difficulté d'une escalade selon une échelle reconnue par tous : coter une voie, c'est proposer une difficulté, il faudra attendre plusieurs répétiteurs pour pouvoir la confirmer… ou la décoter ! La cotation se compose d'un chiffre et d'une lettre entre A et C. Plus le chiffre est élevé et la lettre croissante plus la voie est dure : 4A, 4B, 4C, 5A, 5B, 5C, 6A… (à ce jour la cotation la + dure connue est 9B+). Si l'on pense que la voie est entre 2 niveaux on peut aussi ajouter un "+" : 5B+ sera donc plus difficile que 5B (et un peu moins dur que 5C).
Attention, la cotation n'est pas la même entre bloc et voies. Et avec la longueur, la difficulté d'une même cotation n'est pas la même entre voies et grandes voies. Si vous partez grimper à l'étranger, les cotations internationales peuvent varier, il existe des tableaux de correspondances dans les topos.
Couenne : voie courte et teigneuse où le grimpeur doit déployer toute son énergie.
Crochet, crocheter : un crochet sert à équilibrer son corps dans des positions déversantes. On peut se servir de la pointe ou du talon de son chausson, et de leurs variantes : crochet-contre-crochet, pointe-contre-pointe…
Croisé, croiser : mouvement qui oblige le grimpeur à passer une main (ou un pied) par-dessus l'autre pour aller chercher la prise suivante. Logiquement, le mouvement qui suit s'appelle un décroisé.
Crash-pad : tapis très épais qu'on met au pied des blocs pour amortir les chutes des grimpeurs.
Croix : voie que l'on a réussi à enchainer en bon style et que l'on peut cocher sur son topo.
Crux : passage-clé d'une longueur ou d'une voie.
.:: D ::.
Dalle : paroi de type plutôt lisse et de faible inclinaison.
Daubé, dauber (se) : Se farcir les avant-bras d'acide lactique, signifie qu'on ne va pas tarder à prendre les bouteilles et lâcher les prises.
Décomposer : …une voie en travaillant les mouvements séparément.
Dégaine : deux mousquetons joints par une sangle, permettant de relier les points d'ancrages de la voie à la corde lorsqu'on grimpe en tête.
Délayer : relâcher et secouer son bras pour essayer d'évacuer l'acide lactique et donc récupérer de l'énergie pour finir la voie. On ne délaye en général que sur un repos…
Descendeur : équipement permettant de freiner ou de stopper un grimpeur en rappel sur une corde, on s'en sert également pour assurer lors de l'escalade. Il en existe de plusieurs type : autobloquants ou non, pour corde à simple ou à double...
Désescalade : descendre une voie par le chemin où l'on est monté. Discipline pratiquée pour l'échauffement dans des voies faciles, ou pour travailler la continuité.
Développer : s'étirer, aller chercher très loin d'autres prises.
Dévers : ou paroi déversante, dont l'inclinaison forme un angle aigu par rapport au sol.
Dièdre : passage où les parois de la falaise se rapprochent pour former un angle que les grimpeurs utilisent dans leur progression, en opposant les pieds et les mains alternativement.
Drapeau : placer une jambe (de manière esthétique) sur un côté sans appui, pour équilibrer son mouvement.
Dry-tooling : discipline qui mélange escalade sur glace et sur rocher, crampons aux pieds et engins aux mains. De nombreux grimpeurs la pratique à des fins d'entraînement pour l'aspect physique de cette technique.
Dynamique : un assurage dynamique est un assurage qui accompagne la chute pour amortir celle-ci. Un mouvement dynamique est réalisé avec un élan (ou encore "dans le mouvement") sans avoir à tenir la position de manière statique.
.:: E ::.
Enchaîner, enchaînement : l'enchaînement d'une voie à vue ou après travail implique de réaliser sa voie sans avoir pris de repos autres que naturels.
Engager, engagement : au-dessus des points d'assurage quand tout retour en arrière devient impossible, on dit aussi grimper entre les clous. Une voie engagée, équipée "aérée" est généralement une voie qui laisse des souvenirs.
En-tête : se dit du premier de cordée, qui place les dégaines et passe la corde dedans pour se sécuriser. C'est également lui qui reconnaît l'itinéraire.
Exposé : La voie (ou le passage) de par son équipement obsolète ou mal placé est rendue potentiellement dangereuse lors d'une chute sur une vire, une arête ou au sol.
.:: F ::.
Facteur de chute : détermine la dureté d'une chute : plus il est élevé, plus la chute est dure. Sa valeur, comprise entre 0 et 2 en conditions d'escalade, se calcule en divisant la hauteur de chute par la longueur de corde utilisée. La dureté de la chute n'est pas fonction de la hauteur de chute mais de ce rapport, car plus la longueur de corde est grande, plus elle peut s'allonger pour amortir la chute.
Fissure : fente dans laquelle le corps ne peut pas rentrer, utilisée pour la progression et parfois pour l'assurage, en plaçant des coinceurs en terrain d'aventure.
Flash, flasher : Flasher une voie, c'est l'enchaîner sans l'avoir travaillée, mais sans être totalement à-vue, parce que l'on connaît les mouvements que l'on a pu lire du sol (sur structure artificielle) ou que l'on a vu d'autres grimpeurs dedans qui vous ont donné les méthodes.
Flèche (grimper en) : dans le cas d'une cordée de 3 où les deux seconds grimpent en même temps à quelques mètres d'intervalle.
.:: G ::.
Gaz, gazeux : se dit d'un passage aérien, où il y a beaucoup de vide : il y a du gaz.
Gras (sur-gras) : prise ou rocher sale et abondamment garni de magnésie, désagréable au toucher.
Gratton : prise minuscule dont on se sert pour progresser, induit une escalade très fine, toute en équilibre : on en rencontre beaucoup sur les dalles de grés ou de granit.
.:: H ::.
Harnais : baudrier.
Huit : Le noeud de huit est la base de l'encordement du grimpeur.
.:: I ::.
Inversée : prise que l'on attrape par dessous, et qu'il faut valoriser au maximum pour aller chercher plus loin.
.:: J ::.
Jeté, jeter : mouvement (très) dynamique qui consiste à aller chercher une prise hors de portée en décollant une ou deux mains, et un ou deux pieds.
Jump : gros jeté, dans lequel les deux pieds quittent le rocher ou la résine (c'est plutôt un mouvement de bloc).
.:: L ::.
Larcin(er) : un larcin est une prise collée au rocher, un trou agrandi, ou une prise taillée. Larciner, c'est le fait de créer des prises artificiellement.
Lecture : avant de partir dans un projet à vue, on le lit. C'est à dire qu'on étudie depuis le bas où l'on va passer, comment on pense se placer, à quel moment clipper ou se reposer..
Lèvre : protubérance de rocher suffisamment grande pour pouvoir se suspendre.
Libérer, libre : enchaîner une voie qui passait en artif. sans les points d'aide, juste avec les prises naturelles. Avec l'augmentation du niveau des grimpeurs et l'amélioration de la sécurité grâce à de nouveaux matériels, de nombreuses voies classiques ont ainsi été libérées ces derniéres années en montagne mais aussi en falaise.
Ligne : terme utilisé pour désigner le trajet d'une voie, son esthétique générale.
Lolotte, lolotter : mouvement inventé par Laurent Jacob dit-on (d'où son nom), qui consiste à rentrer un genou vers l'intérieur en continuant à pousser sur le pied. Ce placement, abondamment utilisé en dévers, permet de s'économiser.
Longueur : …de corde et par extension de rocher parcourue ou à parcourir dans une grande voie entre 2 relais : une longueur mesure entre 30 et 50 mètres (moitié d'un rappel) suivant le trajet de la voie et les obstacles qui pourraient s'opposer au bon tirage de la corde (toit, vegetation,traversée…)
Lover : action de plier la corde en de belles brassées régulières, pour ne pas y trouver de nœuds ou de torons à la prochaine sortie.
Lunule : bracelet de pierre dans lequel on passe une sangle ou un anneau de corde pour s'assurer quand il n'y a pas d'équipement en place.
.:: M ::.
Magnésie (pof) : poudre qui permet de garder les mains sèches pour bien tenir les prises et ne pas glisser.
Morphologique : c'est un pas ou un mouvement adapté à un certain type d'anatomie, favorisant généralement les grands.
Mou : c'est la corde non tendue entre l'assureur et le grimpeur. On peut envoyer du mou pour permettre au grimpeur de clipper, reprendre le mou pour qu'il se repose.
Moulinette (moule) : technique qui permet d'assurer un grimpeur depuis le sol en ayant au préalable passé une corde dans un point d'ancrage au sommet de la voie, très utilisée à la fois par les grimpeurss débutants et par les confirmés pour travailler des voies difficiles.
Mousqueton: fabriqué en alliage léger, le mousqueton est un des maillons essentiel de la chaîne d'assurage du grimpeur, l'intermédiaire direct entre lui et la corde.
Mousquetonner : passer la corde dans la dégaine (ou le relais) quand on grimpe en tête.
Mouvement (mouv.) : c'est un placement de corps, une posture particulère qui permet de réaliser un pas d'escalade, on lui adjoint généralement un qualificatif : majeur, top beau, bourrin…
Mule, mulet : un grimpeur qui fait bien plus appel à la puissance de ses bras qu'à la précision de ses placements ou la finesse de sa technique.
Mur : structure artificielle, généralement en salle, destinée à l'entraînement et aux compétitions. Si les premiers murs étaient en béton, puis en bois, la tendance actuelle est à la résine.
.:: N ::.
No foot : Passage réalisé en traction, uniquement à l'aide des mains, sans poser les pieds (muscu assurée !). Réalisé surtout en dévers.
.:: O ::.
Opposition, s'opposer : mouvement qui permet de progresser en poussant dans des sens opposés dans des configurations de rocher particulières : la cheminée, le dièdre, l'écaille
Optimiser : se placer au mieux sur une prise que ce soit avec la main ou le pied afin d'en tirer tout le potentiel.
Ouverture, ouvrir : c'est repérer une ligne, la nettoyer et l'équiper pour un site naturel, c'est disposer des prises sur un mur pour l'escalade en salle.
.:: P ::.
Pan : structure artificielle de faible hauteur conçue pour répéter des mouvements, permet de travailler des enchainements seul, les chutes étant amorties par un ou des matelas placés au sol.
Pas : composé d'un ou deux mouvements, un pas peut être défini plus précisément : "un pas de bloc", "un pas d'allonge".
Patiné(ée) : se dit d'un rocher ou d'une voie très usée, lustrée par des passages répétés.
Paumatoire : se dit d'un itinéraire (en grande voie généralement) peu lisible, qui prête à confusion : voies qui se croisent, spits cachés...
.:: R ::.
Ramonage : opposition des membres (bras, jambes), du tronc, des fesses entre deux parois pour aider à la progression.
Randonner : c'est courir ou se promener dans une voie, être facile quoi…
Rappel : quand on arrive au sommet d'une grande voie, à moins d'avoir un chemin accessible pour redescendre à pied, le rappel est obligatoire. Cette technique consiste à installer une corde depuis le relais en direction du sol (ou du relais suivant) pour pouvoir s'assurer et descendre dessus à l'aide du matériel adéquat.
Réglette : petite prise horizontale plus ou moins crochetante que l'on peut optimiser en arquant dessus.
Relais : c'est l'endroit où le grimpeur de tête s'arrête pour assurer sa descente, faire grimper le second, ou pour poser une moulinette. Le relais doit être installé sur deux points d'assurage relié par une chaîne ou la corde.
Relance : mouvement dynamique qui permet de saisir avec la même main une prise meilleure située plus loin.
Renfougner, renfougne : passage en cheminée, plus rarement en dièdre ou l'on s'aide du corps et plus généralement de tous ses membres, a remplacé " ramonage " dans le vocabulaire des grimpeurs
Répétition, répéter : enchaîner une voie qui a déjà été faite, de la même manière ou avec une variante, certaines voies extrêmes ne connaissent que très peu de répétitions, ce qui peut poser un problème pour leur cotation.
Repos : c'est le fait de faire une pause pour récupérer en cours de route, on en profite souvent pour délayer. On peut faire une pause en restant autonome en tenant ses prises, ou prendre un repos total pendu dans son baudrier et en lâchant toutes les prises (dans le second cas on n'enchaîne pas la voie).
.:: S ::.
SAE : acronyme qui désigne une Structure Artificielle d'Escalade. Une SAE est un support de l'escalade qui n'est pas constitué de rocher mais de matières synthétiques et/ou de bois. Des prises artificielles sont souvent rapportées (vissées) sur la structure.
SNE : acronyme qui désigne une Structure Naturelle d'Escalade, c'est à dire de la vraie roche. Les voies sont sécurisées par des points d'ancrage comme dans une salle. A la différence près que l'espacement entre les points est variable et peut être important. Le sommet de la voie est équipé d'un relais sur lequel le grimpeur pourra fixer sa corde en toute sécurité. En SNE on peut aussi pratiquer le Bloc. La protection du grimpeur est assurée entre autre par des tapis (Crash Pad) que l'on vient déposer au pied de la voie.
Sec : à l'origine "prends-moi sec ", c'est à dire ravale le mou de la corde, l'urgence des situations l'a raccourci.
Sécher : assurage non dynamique qui bloque net la chute du grimpeur au lieu de l'amortir.
Section : c'est une partie de la voie, généralement quand on travaille ou quand on décrit une voie, on la découpe en sections.
Secteur : une partie d'une falaise.
Shunter : …un pas, c'est l'éviter en passant à côté (ou en prenant d'autres prises sur structure artificielle).
Site : ensemble des secteurs d'une falaise.
Solo, soloer : grimper seul, sans assurage, une pratique à risques pour ceux qui ne craignent pas un engagement total...
Spit, spiter : Plaquette en acier que l'on fixe pour pouvoir assurer la progression des grimpeurs. Ici le nom du matériel est devenu si célèbre qu'il a dépassé la fonction : spiter une voie se comprend aussi aisément qu'équiper.
Statique (stat.) : au contraire de dynamique, un mouvement statique se réalise en étant équilibré.
Terrain d'aventure : style de voie dans laquelle le grimpeur doit placer ses protections (coinceurs, pitons, friends…) au fur et à mesure de sa progression.
Tirage : …de la corde dont le bon cheminement est freinée par des obstacles (passage en toit, dégaines en angles aigus…), et qui par conséquent gêne la progression du grimpeur.
Toit (surplomb) : relief perpendiculaire à une paroi que l'on franchit à grand renfort de muscles ou d'artifices…
Topo(graphique) : guide regroupant les informations nécessaires pour grimper et séjourner dans un site : plan, adresses, liste des voies, cotations…
Toron, toronner : c'est une boucle qui se forme dans la corde due en particulier à l'usage du descendeur en huit.
Travailler : …une voie au-dessus de son niveau pour progresser, c'est la décomposer en réalisant tous les pas ou les sections individuellement avant de tenter l'enchaînement.
Traversée (trav.) : à l'origine, c'est une partie de l'ascension qui se déroule à l'horizontale ou en oblique, mais les grimpeurs de bloc en ont fait une spécialité avec sa cotation propre.
Tricoter : …avec ses jambes sur le rocher
Trou : prise en creux que l'on rencontre dans certaines falaises calcaires. On les distingue au nombre de doigts que l'on peut faire rentrer : monodoigt, bidoigt, tridoigt…
Vacher (se), vache : se vacher, c'est s'auto-assurer au relais avec une dégaine ou une sangle et un mousqueton à vis (une vache).
Variante : méthode ou itinéraire différent utilisé pour sortir une voie.
Ventre : forme arrondie et déversante dans une falaise. On dit aussi un bombé, ou un bombement.
Verrou : coincement de doigts, de mains, de pieds, parfois de corps, voire de genou dans une fente ou une fissure.
Verticale : prise verticale qui implique un placement en conséquence (généralement en carre externe).
Vert (se mettre) : image qui désigne une belle frayeur due la plupart du temps à l'éloignement des points…
Vire : zone (plus ou moins) plate en falaise, où l'on peut tenir debout pour se reposer ou assurer.
Vol, voler : c'est une chute d'un grimpeur qui grimpe en tête, qui se calcule a partir du point d'assurage dessous, multiplié par 2, plus la dynamique de la corde, augmenté du poids du grimpeur….
Volume (faire du) : enchaîner des voies faciles dans un but d'échauffement ou de récupération, on dit aussi faire des séries.
Zipper : C'est le fait de glisser car on n'a pas mis assez de poids sur ses appuis (sur ses pieds ou ses mains).


