Carnet de route
Un super séjour au Sancy : beau temps, belles falaises, super équipe !
Le 07/05/2025 par Emilie
7h, c’est parti, sous un beau soleil, les 2 minibus loués chez Hyper U partent en direction du camping Les Fougères à Murol.
On profite du pique-nique aux mobil homes pour étudier le topo. On repère une falaise facilement accessible, pas loin, tout niveau, parfait : ce seront les rochers du Rivalet au programme cet après-midi.
On se met en jambe sur ces nouveaux cailloux avec de belles voies en couenne, dans le secteur Globule : entre autres, la Pont Saint Esprit en 5b, la He ma Scie et la Globule en 4c…
Avant de partir, on se remémore toutes les manips pour la grande voie, tout le monde est fin prêt.
De retour au camping, les cordées Grande voie préparent leur matériel pour le lendemain, avant l’inspection finale du chef. On repère les voies de la Crête de Coq dans lesquelles vont se lancer chaque cordée : La “Tant qu’il y aura des Coqs” pour Clément, Emilie, Tony et Valentin, et la “Jamais Vue” pour Annick, Samuel, Anne et Marcel.
Puis l’équipe repas du jeudi nous prépare un bon dahl de lentilles, excellent.
Pour finir, c’est atelier pique-nique, tout doit être prêt pour le départ prévu à 8h le lendemain, pour avoir une chance d’arriver avant tout le monde.
7h45, l’équipe Grande voie est prête, l’équipe Couenne se prépare doucement. Ils doivent nous rejoindre à la Crête de Coq pour grimper sur les premières longueurs.
Il fait encore un temps magnifique.
Vers 8h30, nous partons du parking (6€ la journée
) de la réserve nationale du la Vallée de Chaudefour, tous équipés.
1er objectif : trouver le cairn qui nous indique le petit sentier qui rejoint le bas des voies.
La vallée est magnifique, il reste de la neige sur les hauteurs du Sancy. On aperçoit la Crête de Coq, avec sa face bien inclinée sur laquelle on va monter, et l’autre qui tombe à pic. La Dent de la Rancune s’impose juste à côté, grandiose.
Après une bonne marche, on bifurque à ce fameux cairn pour s’engager sur le petit sentier qui grimpe raide, au milieu des herbes hautes, puis qui traverse un gros pierrier. La montée est très raide…
A ce moment-là, dans notre tête, on doit redescendre en rappel sur l’autre face de la Crête de Coq. Ouf, on ne redescendra pas par là…
On décide alors d’appeler l’équipe Couenne, Léa, François, Florian et Quentin, pour leur dire de partir sur un autre site, l’accès étant délicat, surtout à la redescente. Ils avaient déjà marché un bout, ils font donc demi-tour, ce qu’avaient déjà fait Florian et Quentin pour aller chercher les cordes … qui étaient restées dans le minibus
!
Ce seront finalement les rochers de Chambon des Neiges pour eux, avec finalement un accès pas des plus faciles non plus, une belle grimpette de 1000m de dénivelé, euh, 300 m
De notre côté, 2ème objectif : trouver le bas des voies.
On finit notre petite grimpette en s’aidant d’un câble, façon via ferrata.
Vers 9h30, nous sommes enfin face à ces belles voies bien dalleuses, et tout seuls !
On cherche nos voies, les 1ers de cordée s’équipent, c’est parti.
3ème objectif : l'ascension !
Clément se lance en chaussures, c’est du 4C, ça doit se monter fastoche. C’était sans compter la cotation spéciale dalle auvergnate… La pause s’impose, il faut mettre les chaussons.
Annick se lance dans la 4A dalleuse également, sacrée 4A !
Déjà, d’autres grimpeurs arrivent. Ceux qu’on a déjà vu hier au Rivalet.
On enchaîne les relais, en prenant le temps de vérifier chaque manip. 3 longueurs (4c - 5a - 4a) pour les 2 cordées de la “Tant qu’il y aura des Coqs”, 4 longueurs (4a - 4c - 4c - 4a) pour les 2 cordées de la “Jamais Vue”.
Les points sont monstrueusement loins les uns des autres. On respire, ça passe… Le début de notre 4a ressemble à un pas de 5c… étrange bizarrerie auvergnate !
Supers heureux d’arriver là-haut, on regarde en bas : plein de monde se lance dans l’ascension !
Il est aux environs de midi. On longe l’arête pour rejoindre les cordées de la “Jamais Vue”.
On avait prévu de pique-niquer tous ensemble là-haut. Mais il y a du vent, il ne fait pas chaud, et il y a du monde à monter.


4ème objectif : redescendre !
Il est temps de regarder comment se passe la descente. On regarde le topo, il n’y a en fait pas d’option pour redescendre en rappel sur l’autre face. Il va falloir descendre par là où plein d’autres cordées sont en train de monter… On apprendra par la suite qu’il y a éventuellement des rappels “officieux” sur l’autre face… et qu’il est possible de redescendre à pieds de l’autre côté en longeant l’arête jusqu’au bout.
La dernière cordée arrive en haut, il commence à faire faim.
Ça fait du monde au relais ! De quoi s'emmêler les cordes !
Clément entame le 1er rappel. On le rejoint au 1er relais, déjà occupé. Il y a toute une famille à grimper, il faut attendre que celui qui grimpe sous nous arrive avant de jeter la corde. 2ème rappel, pareil, du monde au relais, on s’emmêle un peu…
“Mousqueton” !!! Tiens, un mousqueton vole !
On arrive enfin en bas de la voie, tous un peu morts de faim… On s’installe, il n’y a pas beaucoup de place, mais il fait meilleur que tout là-haut. On sort les pique-niques, en attendant l’autre cordée.
“Caillou” !!! Panier ! un caillou tombe dans la poche de mon sac à dos, posé juste à côté de moi, mon téléphone dans la poche opposée..
15h, l’autre cordée arrive enfin, il y avait décidément trop de monde à croiser sur cette voie..
Valentin et Clément rêvent de la Dent la Rancune. Pendant que l’autre cordée mange, nous voilà donc repartis tous les 4 pour la descente infernale du pierrier, le contournement de la Crête de Coq, et la remontée vers la Dent de la Rancune, dans l’espoir de faire les petites 6A en couenne.
On commence la montée, mais l’heure tourne… A vue de nez, il nous reste encore une demi-heure pour atteindre le bas des voies. Il est déjà 16h45… La Dent de la Rancune porte bien son nom ! Il faut faire demi-tour, sans rancune…
L’autre cordée arrive, on finit le bout de chemin ensemble. Retour au camping, tri du matériel, Florian et Quentin font un plouf dans la rivière en contrebas des mobil homes.
L’équipe repas du vendredi nous prépare des pâtes carbonara, encore un vrai régal.
La météo du lendemain n’est pas au beau fixe, un peu de pluie, orages… Fred doit prendre le car de nuit pour nous rejoindre. Il lui reste une heure pour se décider… Mais c’est beaucoup de trajet pour une éventuelle grimpe d’une journée, compromise à cause du temps. Ce sera finalement pour une autre fois, il va ranger son sac à dos… sans rancune.
Il nous faut trouver un site duquel on peut s'échapper rapidement en cas d’orage. On décide de retourner aux Rochers du Rivalet, car il y a visiblement des voies de plusieurs longueurs, et le parking n’est pas loin. Même horaire, cette fois-ci pour arriver avant la pluie et non pas avant tout le monde…
Au réveil, c’est nuageux, un bout de ciel bleu par ci par là… Les 2 minibus prennent la direction des Rochers du Rivalet.
Sur la partie couenne, Léa, Anne, Florian, Quentin et François vont tester la grimpe sur rocher mouillé…
L’autre équipe cherche le départ des grandes voies, secteur Sida : la “Voie Normale” (3 longueurs en 4c) pour Annick, Samuel et Marcel, et la “Toubibs or not Toubibs” (3 longueurs en 5b) pour Clément, Emilie, Tony et Valentin. Mais est-ce le 5b à l’auvergnate ?
Clément se lance, sous un temps nuageux. Puis sous la pluie. Pas mal de broussailles sur la voie, quelques épines plus tard, il est au relais, chaîné. La pluie s’arrête, je pars, la voie est facile pour un 5b, bizarre… J’arrive au relais, il fait grand beau, j’ai beaucoup trop chaud !
Valentin nous suit, il arrive aussi avec sa grosse polaire, en nage… Changement d’ambiance, c’est finalement sous un grand soleil qu’on poursuit notre voie !
Clément repart en tête, il tâtonne pour trouver la voie, qui ressemble un peu à une via ferrata… On s’émerveille des biquettes, on essaie de ne pas les faire fuire. Ce n’est quand même pas commun de grimper à côté des biquettes…
La voie se termine par une petite brèche, que certains préfèrent enjamber en sautant
, et une belle arête.
Les relais sont hyper conforts, chaînés, ça va vite, à 10h12 on est en haut. Tony et Valentin arrivent. Le temps de s’aérer un peu les orteils et de contempler ce magnifique paysage, le rappel est installé, on descend à travers les arbres.
Il est tôt, il fait beau, on a le temps de grimper la voie dans laquelle sont partis Annick, Samuel et Marcel.
Mais la 5c d’à côté fait de l'œil à Valentin… C’est donc parti pour la “Cette Année-là” (3 longueurs de 5c avec un pas de 6a).
Fini la balade, un peu de difficulté ça fait du bien aussi. Le début de la 2ème longueur, c’est ce fameux pas de 6a, sacré pas, qui finalement va durer presque toute la longueur…
Un petit lâcher de dégaine pour Tony nous initiera à la manip pour faire redescendre quelqu’un qui est assuré par le haut… avec les explications criées par Clément qui est au relais suivant…
On croise un mousqueton perdu sur la voie… perdu par celui-là même qui avait fait un lâcher de mousqueton la veille
! On croise d’ailleurs Annick et Samuel, qui descendent en rappel…
A midi nous sommes en haut, une belle plateforme où il fait bon manger du saucisson !
Un super rappel pour finir cette belle ascension, enfin un rappel à pic, long, avec les bonnes cordes pas trop épaisses !
On rejoint les autres, en couenne, où on finira la journée.
Clément emmène Florian et Quentin découvrir la grande voie, par la “Toubibs or not Toubibs”.
Tony et Valentin se surpassent sur la “Si Vis Pacem Tire pas au clou”, une 6b, puis enchaînent également la 2ème longueur, un 6a bien costaud.
D’autres siestent…
Retour au camping via la fromagerie, c’est Aligot ce soir, accompagné de son Chili sin carne et de ses grillades.
Même horaire de réveil, mais cette fois pour le nettoyage du mobil home.. dans l’espoir de se refaire une petite voie avant de partir… mais il ne fait vraiment pas beau, finalement, ce sera un café au lac de Chambon.
Et un pique-nique chez Annick et Samuel.
Vivement le prochain séjour !!!






